A l'écoute de l'invisible - Interview par Fabien Ribery

A l’écoute de l’invisible, par Ian Dykmans, photographe - Publié par FABIEN RIBERY sur le bog L'Intervalle.

J’ai découvert le travail photographique de Ian Dykmans à l’occasion d’une exposition collective récente, L’Abîme du Temps (chronique dans L’Intervalle), dont il était le commissaire, à Bruxelles, dans le quartier de Moleenbeck-Saint-Jean, au Château du Karreveld. Auteur d’un fanzine autopublié d’une infinie délicatesse, Vivre comme si l’on avait l’éternité devant soi, Ian Dykmans aborde son art comme une recherche fondamentale concernant le principe même du vivant, cherchant l’unité quand l’ordre politico-social néolibéral force à la division. Ses images semblent hantées, habitées de présences cherchant à être révélées pour enfin communiquer avec nous qui les repoussons généralement par notre aveuglement, ou notre ignorance obstinée. Nous avons discuté de sa poétique, de ses visions, de sa nécessité d’artiste. L’Intervalle est très fier de présenter ses œuvres tremblantes et merveilleuses.

L' Abîme du Temps

J'ai le grand plaisir de vous inviter au vernissage le jeudi 21 mars 2019 de l'exposition :

"l'Abîme du Temps"

ou la photographie argentique contemporaine au château de Karreveld.

Le sujet du temps nous fascine tous, il est ce qui ouvre l'existence et ce qui engloutit tout. Question de perspective et non vérité universelle, chacun cultive l’illusion qu'il y a autre chose que le présent, en perpétuelle transformation. Profitant d’une nouvelle parenthèse temporelle, 15 chambres du Château de Karreveld s'ouvrent, chacune à leur manière, à l'univers d'un photographe explorant la mise en abîme du temps. Le château de Karreveld ment aussi bien qu’une bonne photographie. Si sa noble origine remonte à Charles Quint, le bâtiment a été totalement reconstruit dans les années 50. Il fut utilisé par les studios Pathé hébergeant une foule d’animaux sauvages. Transformé en hôtel de luxe, il fût ensuite racheté par la commune. Beaucoup de ses chambres ont été transformées en locaux administratifs. Ces chambres à l'histoire maquillée portent derrière elles leur âge d’Or, un peu comme la photographie argentique, désuète aujourd'hui, survivant avec beaucoup d'artisanat sur les décombres d’une industrie au passé glorieux. Avant d’entamer de nouvelles transformations, la maison des cultures de Molenbeek nous donne l’opportunité d’habiter ces chambres le temps d’une exposition, rendre visible une temporalité dans l'espace, une mise en espace du temps.

Avec : Hélène Amouzou Maria Baoli Cynthia Charpentreau Joseph Charroy Alexandre Christiaens Ian Dykmans   Gundi Falk   Jean-François Flamey   Bernd Kleinheisterkamp   Christine Lefebvre   Chantal Maes   Matthieu Marre   Vincent Mourlon B.   Hélène Petite   Marie Sordat

https://www.facebook.com/events/411021859678241/

Lire l'article de Michel Verlinden dans FOCUS / LE VIF


L'arbre de vie

"Au coin du diable" présente du 12 novembre au 08 décembre 2018

"l'Arbre de Vie"

 de Ian Dykmans 

 

 L'arbre fait partie de mon album de famille, il me console et me guide. Un peu comme mon ancêtre, il m'autorise à lui grimper dessus. Du haut de son dos, je ne me lasse pas de contempler la lumière tout autour. Il m'arrive aussi de m'endormir à ses pieds et de m'étonner au réveil de ne pas avoir pris froid. Au fil des saisons. Il m'apprend à être, à ne pas faire dans l'espoir de devenir… à rouler avec un vélo sans vitesses, prendre le temps pour mes enfants, continuer à photographier avec mon rolleiflex. Faire revivre ces instants que je valorise et qui me font grandir. La plupart des photographies présentées dans cette vitrine sont prises avec des appareils photos argentiques assez anciens, datant de l'époque ou j'étais enfant, voir même, quand mes parents étaient petits. Ils offrent une douceur et une finesse que nos contemporains ont oubliés. Les négatifs sont développés sans agitation (stand développement) au TW photoclub, chambre noire collective à Forest. Les épreuves se couchent sur des papiers qui portent déjà leurs histoires. Périmés, déclassés du commerce depuis des décennies, aux textures et aux tonalités innombrables, je les récupère au Jeu de Balle ou via des amis… S'entassant dans mes armoires, chaque papier attend la rencontre avec le négatif qui le révélera dans toute sa splendeur. Finalement, chaque tirage lith présenté ici, au Coin du Diable, est unique. L'image apparaît par un développement dit "infectieux" ou les points noirs se développent de manière exponentielle, avec une oxydation et détérioration du produit à chaque passage. Reproduire un tirage à l'identique serait fastidieux et relativement insipide. 

"Au coin du diable" -  Rue de la Poudrière 48, 1000 Bruxelles 

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Il existe, au cœur de Bruxelles, un quartier connu sous le nom de « Coin du Diable », mais peu de Bruxellois s’en souviennent et moins nombreux encore sont ceux qui sont aujourd’hui capables de le situer. Ce lieu-dit était limité précisément, à l’origine, à un tronçon de la rue Van den branden : « Cette rue morne et délabrée, mais assez longue (250 m), commence à la rue du Pène, traverse la rue du Houblon et aboutit à la rue Notre-Dame-du-Sommeil, 71. Elle fut tracée vers 1855 sur les terres marécageuses d’un sieur Van den Branden. Des créations d’égouts la rendirent habitable. A l’origine, elle s’arrêtait dans les champs, à quelque 80 m de la rue Notre-Dame du Sommeil, non loin de la longue impasse du Coin du Diable, très mal famée. En 1873, son extrémité fut reliée par deux coudes au fond de l’impasse du Coin du Diable, à la suite de démarches de la famille Van den Branden, et la vieille impasse perdit son nom pittoresque pour devenir « rallonge » de la rue Van den Branden. » Au 20ème siècle, le nom de « Coin du Diable » fut également appliqué à la rue Notre-Dame-du-Sommeil : « Près de la porte de Ninove, une longue rue irrégulière joint le boulevard Barthélémy à la rue des Chartreux. C’est la très vieille artère de Notre-Dame-du- Sommeil, onze Léverâ van Voekstroêt, comme l’appellent certains, Den Deuvelshoek (le Coin du Diable), comme disent presque tous les habitants de ce curieux quartier. » Au tout début des années 1950, le « Coin du Diable » connaît des travaux d’assainissement et nombre d’habitants ont d’ores et déjà quitté le quartier. Quant à ceux qui y vivaient encore, ils attendirent jusqu’à la fin, avec la résignation des humbles, la disparition complète de leur quartier et de sa mémoire elle-même. Le « Coin du Diable » et, plus généralement, ce que l’on appelle couramment à Bruxelles le « quartier du canal », n’en fut pas revitalisé pour autant. La population changea, mais le quartier n’en garda pas moins une réputation non-galvaudée de quartier paupérisé. Il existe toutefois aujourd’hui une volonté régionale d’assainir réellement et de réaménager, d’un point de vue immobilier, ce quartier encore partiellement délabré. 

 Johan et Rebecca 

Pictorial Vibe

The Picorial Vibes exhibit at sudio baxton has been extended untill saturday 30th of january. Feel welcome to passby and if you don't know it already, discover this marvellous place dedicated to collodion and historical photography.

collective exhibition at box galerie - Brussels

Suis honoré de présenter quelques unes de mes images à l'exposition collectives "les femmes Sont Belles" organisée par la box galerie. En espérant vous voir ou vous rencontrer au vernissage le Jeudi 5 février à partir de 18h.







Proud to show some of my images at the colective exhibition "les femmes sont belles" organised by the box gallerie. Hoping to see you at the opening Thursday 5th of February starting 6 pm.

Ten Weyngaert fotoclub / open doors

Le 11 octobre de 15h à 18h30, lors des journées portes ouvertes du centre culturel Ten Weyngaert, nous ouvrons au public notre labo collectif de développement argentique, le Ten Weyngaert fotoclub. Au plaisir de vous y voir.

ten weyngaert fotoclub is :

Experimentaal doka foor analoog printing - voor mensen met basiskenis - maandag en dinsdag van 18 tot 21 uur - 5 euro per atelier / 40 euro voor 10 ateliers - initiatiestages gedurende herfstvakantie en krokusverloof

Labo expérimental pour tirage argentique pour toute personne connaissant déjà la base du procédé - lundi et mardi de 18 à 21h - 5 euros la séance / 40 euros pour 10 séances - stage pour débutant vacances de toussaint et carnaval

Experimental lab for anagogic printing for persons with darkroom background - monday and tuesday from 6 to 9 pm - 5 euro per session / 40 euro for 10 sessions - workshops for beginners during All Saints and Carnival holiday periods

Nous sommes ravi de vous annoncer la réouverture du Ten Weyngaert fotoclub, labo collectif de tirage argentique à tendance expérimentale. Ce labo s'adresse à toute personne connaissant déjà la base du procédé Nous avons d'or et déja 4 agrandisseur en fonction et animerons deux ateliers par semaine, les lundi et mardi de 18 à 21h au centre culturel Ten Weyngaert, rue des alliés, 54, 1190 Bruxelles. Nous ferons des séances de développement noir et blanc traditionnels avec un révélateurs écologique donnant une petite touche sélinium dans les noirs, des scéances de tirages lith et des séances de virages, d'affaiblissement de redévellopemment. La première séance aura lieu Lundi 06 octobre, le prix, pour la chimie et l'amortissement du matériel, est de 5 euros la séance / 40 euros pour 10 séances. Chaque participant viens avec ses négatifs et son papier photo. Nous organiserons durant les vacances de Toussaint (du 28 au 31/10) et carnaval (du 17 au 20/02) des stages s’adressant au débutant. Nous expliquerons le fonctionnement du procédé à travers l'expérimentation et l’utilisation des photogrammes et sténopé. l'inscription se fait au secrétariat de Ten Weyngaert, le prix est de 50 euros Nous aimerions par la suite développé des échanges avec des photographes des environs pour apprendre les techniques de photographie historique comme la gomme bichromatée, le cyanotype, etc

Plus d'info : Ian Dykmans (NL, FR, ENG & SP) 0496 103986 of Mariana Santos (FR, ENG, PORT) 0484 533617 of via twfotoclub@gmail.com

Ten Weyngart Cultuur Centrum, Bondgenotenstraat / rue des Alliés, 54 1190 Voorst


3 ETUDES D'ENRACINEMENT @ Convergence

Les 10 et 11 octobre, je participe à un évènement de performance et d'installation autour du travail de 7 femmes. Avec Myriam Clericuzio, nous présenterons une Performance Pour Photographe avec 3 études d’enracinement réalisées pour mon appareil photographique et la caméra de Mathieu Volpe.